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Qui est la ?

Brocante et jolies choses

quand tu nous tiens !

Il y a quelques semaines, j'ai été contactée par une journaliste qui rédigeait un article sur la collection d'objets de mercerie pour le magazine
Alladin , nous avons pas mal parlé et je lui ai transmise quelques photos de mes petites trouvailles, je viens de lire l'article, il est sympa

Et comme elle m'a gentiment citée cela m'a valu quelques visites suppléméntaires et pour le coup, je me sens un peu embarrassée car dans la blogosphère, il y a des collectionneuses bien plus acharnées et pointues que moi !

Mais bon, j'assume et du coup, je vous montre mes photos publiées et d'autres


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Deux porte aiguilles et leurs pinçons assortis et le compte fils de mon arrière grand père.

Comme beaucoup d'hommes dans ma région, il avait un double métier, paysan et mulquinier .


Les mulquiniers tissaient le lin sur des métiers installés dans leur cave pour garder au fil une humidité constante

Si le sujet vous intéresse vous trouverez
ici un article trés bien rédigé sur cette activité qui a également marqué l'architecture des villages où nombre de maisons ont conservée leur blocure


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Une série de cousettes, certaines publicitaires

La plus grande, en bois, était fournie aux poilus dans leur paquetage.

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Quelques ciseaux

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Et enfin une infime partie de mes dés à coudre. Infime car c'est mon premier centre d'intérêt et ces dés, usés, déformés, me touchent beaucoup

J'imagine tous ces doigts agiles et besogneux tirant l'aiguille, d'ailleurs, lorsqu'en vacances, j'en deniche un sur une brocante locale, mon esprit l'assortit toujours aux travaux du cru même si ma raison me souffle qu'il n'a sans doute servir qu'à de vils raccommadages mais bon, faut bien rêver un peu et donc, j'en ai d'un peu toutes les régions de France et aussi un peu de l'étranger donc un hongrois, d'aspect banal mais précieux car en le tenant je revois toutes les broderies si colorées découvertes dans les musées du pays

Et bien non, franchement hier c'était un temps à ne pas mettre un chien dehors ! Froid, vent , pluie, bref aucune envie d'aller chiner

Mais je vais quand même vous montrer une vieillerie trés personnelle


Ce petit marquoir a bien souffert mais j'y tiens énormément

Marie Dhaussy était la soeur de mon grand père, et elle meurt peu de temps aprés avoir brodé ce petit ouvrage, toute jeune, 16 ans, probablement de tuberculose. Je sais, ça fait un peu Zola, mais tant pis, je vais en remettre une couche ...

Mon grand père et sa épouse attendait une naissance, et Marie leur demandant de donner son prénom à ce bébé qu'elle ne vit jamais et ce fut chose fait, c'était ma mère le 2 juin 1915 ...

Les fils sont trés fanés, sur le dos, leurs couleurs sont restés plus vives, le tissu est effrangé, je me suis déjà surprise à avoir envie de refaire, mais manque de temps ...

Et il faut en profiter, car ce sont les dernières, les jours raccourcissent, le temps est frais même si cette arrière saison nous offre de jolies journées et justement, hier s'en était une mais jugez plutôt

 




Je ne sais pas ce qui me plait le plus ! Les petits ronds au crochet peut être ? La cousette de poilu ? Et bien, en y réfléchissant bien, je préfére ça :


d'un dimanche matin sur le vide grenier de Gérardmer, acheté presque rien en lot, bien sur il faut nettoyer un peu mais c'est mignon non ?





a vraiment été dés plus fructueuse. Par manque de temps, je n'en avais pas arpenté depuis longtemps et la, bingo, mais jugez par vous même :

Cette travailleuse



qui ouverte nous dévoile ces petits trésors




encore et encore ...




et ces trois livres, magazines de 1926 reliés, bourrés de conseil, de modes et de recettes




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